Brexit : un sommet du non-accord mais pas un sommet de la dernière chance! 17/10/18

Il se dessine de plus en plus que le sommet européen qui débute aujourd'hui entérinera l'impossibilité d'un accord de retrait avec le Royaume-Uni.

 

"Mais ce blocage ne doit pas entamer la volonté des deux parties de continuer de négocier. Le scénario d'un no-deal au lendemain du 29 mars serait désastreux pour tout le monde et, en particulier, pour la France et ses régions situées en bordure de la Manche, dont l'économie du tourisme et des transports pourrait être profondément affectée si une nouvelle frontière extérieure devait se dessiner sur leur trait de côte le 30 mars 2019." met en garde Karima Delli, Présidente de la Commission transports et tourisme au Parlement européen, en amont du Sommet.

 

"J'ai toujours milité pour qu'il y ait un "deal", préservant le statu quo du Royaume-Uni dans le marché commun, pendant un temps bien défini. Durant cette période, les standards européens s'appliqueront, pour éviter tout dumping social de la part des Britanniques et le Royaume-Uni continuera de payer sa contribution aux organes de régulation du marché européen, tout en quittant la gouvernance de l'UE et de ses agences.

 

Le camp de Theresa May doit comprendre que ce deal est bien plus désirable que le scénario d'un no-deal, où le Royaume-Uni deviendrait, au lendemain du Brexit, un pays tiers aux yeux de l'UE. Les conséquences pour les transports et pour les territoires frontaliers seraient immédiates du fait du rétablissement des frontières physiques pour le trafic transmanche, qu'il s'agisse du fret maritime ou des circulations des marchandises et des personnes dans le tunnel sous la Manche. À titre d'exemple, le rétablissement d'une barrière douanière entraînerait des surcoûts en termes de tarifs douaniers et de temps de passage estimés à +5% et donc une diminution à terme des flux de marchandises.

 

Suivant cette logique, le no-deal aurait un impact immédiat sur l'activité économique des régions frontalières telles que les Hauts-de-France, la Normandie et la Bretagne, dont l'économie est fortement dépendante du trafic transmanche. C'est pourquoi je souhaite que soit également abordé pendant ce sommet la possibilité pour l'UE, de créer un fonds de compensation pour les régions qui seront les plus impactées par le Brexit et dans le cas du no-deal en particulier."

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