Congé parental : Le Parlement met la pression au Conseil 12/07/18

COMMUNIQUE I Suite au vote en Commission EMPL le 11 juillet 2018 sur la directive sur l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée

"le message envoyé par le Parlement européen est un pavé dans la mare du Conseil. Car face aux atermoiements des États membres, nous avons pris une position aussi claire qu'ambitieuse, sur des points clefs pour garantir aux Européennes et Européens un meilleur équilibre entre vie et travail, mais aussi une meilleure répartition des responsabilités familiales entre homme et femme. Ainsi, nous réclamons la fin de la transférabilité des congés parentaux, qui sert le plus souvent d'excuse pour faire peser cette responsabilité sur les épaules des femmes. De même, nous proposons un cadre précis de rémunération des congés parentaux: minimum 80% du salaire brut pour le congé paternel, 78% pour le congé parental ainsi que pour les personnes assurant le soin de l'enfant ou d'une personne malade. Si le groupe Vert réclamait une couverture à 100% du salaire brut, ce cadre sera néanmoins fort utile dans la négociation face aux États membres, qui refusent encore d'étendre ces droits pour des raisons financières. Mais la vérité, c'est que si ces congés sont payés des clopinettes, personne ne les prendra! Reste donc maintenant au couple franco-allemand à bouger enfin sur ce dossier: l'Europe qui protège, que tout le monde appelle de ses vœux, est à ce prix! Enfin, nous ne pouvons que regretter que notre demande de rendre obligatoire le congé paternité ait été rejetée, les conservateurs ayant préféré voter contre et les socialistes s'abstenir. C'eut pourtant été une solution simple pour en finir avec la pression des employeurs sur les salariés afin qu'ils s'en passent: en 2018, seuls 3% des pères français prennent un congé paternité, contre 80% en Suède."

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