Paquet routier (émissions de CO2) : la Commission ne doit pas céder au lobby, la France doit sortir du bois. 07/11/17

COMMUNIQUE I En prévision des annonces de la Commission pour limiter les émissions de CO2 des voitures neuves

Mercredi 8 novembre, la Commission européenne doit présenter le deuxième volet du « paquet mobilité » et notamment un texte visant à réduire les émissions de CO2 des voitures et camionnettes et promouvoir les véhicules propres.

Selon plusieurs sources, cette proposition fait l’objet d’un lobbying intense de la part des constructeurs automobiles allemands qui souhaitent que soient abandonnés les quotas obligatoires de production de véhicules électriques[1] et l’objectif intermédiaire de réduction d’émissions de 2025.[2]

Karima Delli, députée européenne, Présidente de la Commission Transports du Parlement européen, dénonce :

Alors que la COP23 vient de s’ouvrir à Bonn, les pressions du lobby automobile sont plus que déplacées ! Dans ce contexte, laisser penser que la loi pourrait être modifiée suite à une série de coups de fil comme s’il existait un « téléphone rouge » entre la Commission et les constructeurs automobiles, n’est pas possible !

Pour atteindre l’objectif des Accords de Paris (réduction de 40% des émissions par rapport à 1990 d’ici 2030), réduire les émissions de CO2 du secteur automobile est une priorité absolue. Par conséquent, il serait normal que les constructeurs automobiles participent à l’effort en s’engageant pour une production de véhicules « zéro-émissions », sans rechigner. Cela ne veut pas dire tout miser sur l’électrique sans se soucier de la production d’énergie mais plutôt un mix énergétique équilibré dans lequel l'électrique doit prendre une part non négligeable. Certains constructeurs semblent prêts, d’autres ont déjà un train d’avance, alors pourquoi repousser l'échéance ? Pourquoi remettre à plus tard l'inéluctable reconversion du secteur automobile européen ?

Le dieselgate a démontré que lorsque le législateur cède aux sirènes du lobby automobile, nous sommes tous perdants, filière y compris. Si la Commission a tiré les leçons de ce scandale, alors elle doit tenir bon. D’autant que plusieurs Etats membres et de nombreuses villes le lui réclament … En tant que pays producteur, il faut aussi que la France sorte de son silence et prenne position. 

Les technologies sont à portée de main, voilà pourquoi, au Parlement européen nous défendrons des objectifs ambitieux de réductions des émissions pour 2030, le principe d'un objectif intermédiaire de 2025 ainsi que des quotas obligatoires pour la production de véhicules électriques (dont la source d'énergie doit également être respectueuse de l'environnement).

[1] https://www.reuters.com/article/us-eu-autos-carbon/exclusive-eu-plans-carbon-credits-not-quotas-for-electric-vehicles-idUSKBN1CF1QX

[2] http://www.climatechangenews.com/2017/10/31/junckers-rasputin-moves-weaken-eu-electric-car-push/

 

 

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